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Bǐjià chá

Bǐjià chá · 笔架茶

Bǐ Jià Chá (Bǐjià chá, 笔架茶 ; dans les textes du district et de la ville également 笔架山茶, « thé du mont Bǐjiàshān ») est un thé local du mont Bǐjiàshān (笔架山) dans le bourg de Tàihé (太和镇) du district de Qīngxīn (清新区) de la ville-préfecture de Qīngyuǎn (清远市), province du Guǎngdōng. Selon la technique, c’est un thé vert qui est ensuite vieilli. L’artisanat traditionnel, tel que le décrit le district, comprend la fixation par torréfaction dans un wok en fer, le roulage manuel, le fumage au-dessus d’un feu de bois de pin et le séchage au charbon de bois dans un panier en bambou ; le thé fini est ensuite conservé. Son savoir-faire, « 笔架茶制作工艺 », a été inscrit en 2018 sur la liste provinciale du patrimoine culturel immatériel du Guǎngdōng, et le thé 笔架茶 lui-même a été inscrit en 2017 sur la liste provinciale des marques régionales. Dans les documents, le savoir-faire est enregistré sous la rubrique du wulong, et le plan municipal qualifie ce thé de « thé à fermentation tardive », mais les descriptions de la technique ne confirment pas ces étiquettes.

1. Classification et origine

  • Type : Thé vert (绿茶, lǜchá) avec vieillissement. La classe est déterminée d’après la technique, comme l’exige la norme nationale de classification du thé GB/T 30766-2014 : elle répartit le thé avant tout selon le mode de transformation. La norme définit le thé vert comme le produit d’une feuille fraîche ayant subi la fixation (杀青, shāqīng), le roulage (揉捻, róuniǎn) et le séchage. C’est ainsi que décrivent l’artisanat les publications du district, le texte de l’organe culturel du district et l’un des producteurs : la première étape thermique est la fixation, puis viennent le roulage et le séchage. L’étape 做青 (zuòqīng), sans laquelle il n’y a pas de wulong, et l’entassement humide 渥堆 (wòduī), sans lequel il n’y a pas de thé sombre, n’apparaissent dans aucune description trouvée. Par son mode de séchage, le thé traditionnel se rapproche du 烘青 (hōngqīng), c’est-à-dire, selon GB/T 30766-2014, des thés verts séchés principalement par chauffage (烘) et non par torréfaction au wok ou en tambour. La norme d’entreprise de la coopérative du mont Bǐjiàshān, d’après la fiche de l’agrégateur de normes, s’intitule ainsi « 绿茶(笔架茶) », « thé vert (Bǐ Jià Chá) » ; dans la liste de ses étapes, le flétrissage (萎凋, wěidiāo) précède la fixation, et le 做青 y est absent. Dans la licence alimentaire d’un producteur, d’après un fragment de l’index de recherche officiel, 笔架茶 figure à la rubrique thé vert.
  • Pourquoi d’autres classes apparaissent dans les documents : Les sources divergent sur les étiquettes, non sur la description de la technique. Dans la liste provinciale du patrimoine, le savoir-faire est inscrit comme extension de la rubrique générale « 乌龙茶制作技艺 », « technique de fabrication du wulong ». Le plan municipal de développement de la filière thé de 2013, d’après un fragment de l’index de recherche officiel (le document lui-même n’est pas ouvert), appelle 笔架山茶, avec Púkēng Chá, « 后发酵茶 », « thés à fermentation tardive ». L’encyclopédie 360百科 rapporte l’avis d’un spécialiste non nommé venu sur le mont au début des années 1960 selon lequel 笔架茶 relèverait du 青茶, c’est-à-dire des wulongs, et écrit que le procédé « ressemble un peu » à la fabrication du thé rouge xiǎozhǒng (小种红茶). Aucune de ces sources ne décrit ni 做青 ni 渥堆 ni l’oxydation de la feuille, et la technique, telle que la raconte 360百科 elle-même, commence par la fixation au wok en fer. Pourquoi le savoir-faire est rattaché précisément à la rubrique wulong, les sources ne l’expliquent pas. L’absence dans la liste des savoir-faire du thé vert ne l’explique pas : selon le portail provincial des chroniques locales, le savoir-faire du thé vert 玉湖炒茶制作技艺 est inscrit sur la liste provinciale depuis 2012. L’existence en 2018 d’une rubrique générale « 绿茶制作技艺 » dans la liste n’a pas pu être établie.
  • Catégorie : « Thé de montagne » local du district, non cultivar ni marque d’un seul producteur. L’un des « huit thés de montagne » de Qīngxīn (八大山茶, bā dà shānchá), avec Púkēng Chá (蒲坑茶). La liste complète des huit est donnée par l’édition guǎngdōngaise « Nánfāng+ » (南方+, 2022) : 笔架茶、蒲坑茶、骆坑茶、石坎木古营茶、鱼坝风云茶、秦皇山茶、禾云飞鹅茶、石马大坑茶.
  • Origine : Chine, province du Guǎngdōng (广东, Guǎngdōng), ville-préfecture de Qīngyuǎn (清远, Qīngyuǎn), district de Qīngxīn (清新, Qīngxīn), bourg de Tàihé (太和, Tàihé), mont Bǐjiàshān (笔架山, Bǐjià shān).
  • Principale zone de production : D’après le texte du district sur l’inscription du savoir-faire sur la liste du patrimoine (2018), la principale zone de production (主要产地) comprend six comités villageois de la ferme forestière de Bǐjiàshān (笔架林场, Bǐjià línchǎng) : Kēngkǒu (坑口), Kēngwěi (坑尾), Zhōngshān (中山), Gēnzhúyuán (根竹园), Sānkēngtān (三坑滩) et Tiánbiān (田边). La source parle de zone principale, non exclusive ; aucune zone de production officiellement approuvée n’apparaît dans les sources trouvées. Le rapport administratif entre la ferme forestière et le bourg de Tàihé n’est pas précisé par les sources.
  • Pas un thé d’Yīngdé : Aucune source trouvée ne rattache Bǐ Jià Chá à Yīngdé (英德), autre ville-district de la même préfecture. « Nánfāng+ » (2022) divise la préfecture de Qīngyuǎn en trois zones de thé : la zone du thé rouge centrée sur Yīngdé, la zone du thé vert de haute montagne au nord et la zone des thés à arôme vieilli (陈香, chénxiāng) issus de cultivars à feuilles moyennes et petites, principalement dans le district de Qīngxīn.
  • Coordonnées géographiques : Non indiquées dans les sources trouvées.
  • Normes : La recherche dans la base nationale des normes locales avec 笔架茶 et 笔架山 n’a donné aucun résultat. D’après les fiches des agrégateurs de normes, il existe une norme collective T/QYZL 9-2020 « 清新笔架茶生产技术规程 », « Règles techniques de production du Qīngxīn Bǐ Jià Chá », publiée le 12 août 2020. Elle couvre le choix de la parcelle, la plantation, le sol et la fertilisation, la formation du buisson, la protection contre les ravageurs, les maladies et les adventices, ainsi que la cueillette, mais ne règle pas la transformation ; les agrégateurs divergent sur le nom de l’organisation émettrice. D’après la fiche d’un agrégateur, la coopérative 清远市清新区笔架山农业专业合作社 a publié la norme d’entreprise Q/BJS 0002 S-2021 « 绿茶(笔架茶) » le 1er août 2021 et l’a mise en vigueur le 1er septembre ; la date d’abrogation donnée par le même agrégateur est le 18 octobre 2026. Les textes des deux normes n’ont été lus que par le récit des agrégateurs. « Nánfāng+ » (2022) écrit que pour 笔架茶 et Púkēng Chá « des règles techniques de transformation se sont peu à peu constituées », mais sans citer de document.
  • Patrimoine : Par arrêté du gouvernement provincial du Guǎngdōng 粤府函〔2018〕116号 du 12 mai 2018, « 笔架茶制作工艺 » a été inscrit sur la liste provinciale du patrimoine culturel immatériel, dans la liste d’extension annoncée avec la 7e fournée, comme complément à la rubrique Ⅷ-74 « 乌龙茶制作技艺 » ; le demandeur est le district de Qīngxīn. Le district lui-même parle d’inscription dans la septième fournée provinciale. Le statut concerne le savoir-faire, non le cultivar ni le produit.
  • Marque régionale : Par décision du 15 novembre 2017, 笔架茶 a été inscrit au deuxième répertoire provincial des produits agricoles « célèbres, spéciaux, de qualité et nouveaux » du Guǎngdōng (广东省第二届名特优新农产品目录) comme marque publique régionale de la préfecture de Qīngyuǎn, position 283. Le répertoire des marques n’est ni une norme ni une indication géographique.
  • Indication géographique : Non établie : le registre des marques et des indications géographiques n’a pas été vérifié.

2. Histoire et signification culturelle

  • Histoire :
    • Légende des Táng. Une publication de l’organe du district (2025) et la presse répètent la légende selon laquelle, dès la dynastie Táng (唐, Táng), le thé du mont Bǐjiàshān partait outre-mer. Aucune confirmation documentaire ne figure dans les sources trouvées : c’est une légende, non une chronique.
    • Míng et Qīng. Un essai d’histoire locale sur le site du district de Qīngchéng, dans la même préfecture, écrit que « depuis les époques Míng et Qīng », 笔架茶, avec d’autres produits particuliers de Qīngyuǎn, s’est fait connaître par les rues commerçantes de Shàngkuò et Xiàkuò (上下廓街). L’essai n’indique pas d’où viennent ces informations.
    • 2017. Marque régionale au répertoire provincial, position 283.
    • 2018. Le savoir-faire figure sur la liste provinciale du patrimoine culturel immatériel.
    • 2020–2021. D’après les fiches des agrégateurs, norme collective sur la culture et la cueillette (2020) et norme d’entreprise « 绿茶(笔架茶) » d’une coopérative (2021).
    • 2025. Des entreprises du district ont présenté 笔架茶 avec Púkēng Chá sur le stand « 清新山茶 » de l’exposition internationale du thé de Chine (Guǎngzhōu) de printemps et d’automne. En août, selon un reportage du bureau de « civilisation spirituelle » du district (文明办), un porteur du savoir-faire a expliqué lors d’un cours du soir les « sept étapes » de la technique traditionnelle, la « saveur de fumée » (烟火味, yānhuǒwèi) caractéristique et le vieillissement (陈化, chénhuà) ; le reportage n’énumère pas les sept étapes.
  • Nom : 笔架 (bǐjià) « porte-pinceaux », 山 (shān) « montagne », 茶 (chá) « thé ». 笔架茶, thé du mont Bǐjiàshān, le « mont-porte-pinceaux » ; l’origine de ce nom de montagne n’est pas expliquée dans les sources vérifiées. Dans les textes du district et de la ville, on trouve aussi la forme complète 笔架山茶. Dans les listes du patrimoine, le savoir-faire s’appelle « 笔架茶制作工艺 », on trouve aussi « 笔架茶制作技艺 » et « 笔架茶制茶工艺 ». Dans les sources trouvées, le nom du thé n’apparaît en lettres latines que dans les titres anglais d’articles scientifiques, Bijia Tea et BiJia Tea, sans tons ; la lecture tonale Bǐjià chá est celle du dictionnaire.
  • Signification culturelle : Bǐ Jià Chá est l’un des « huit thés de montagne » du district, que la coopérative d’approvisionnement et de vente du district a présentés ensemble en 2025 à la saison provinciale de la culture du thé. Dans le village de Kēngkǒu (坑口村) du bourg de Tàihé, d’après « Nánfāng+ » (2022), 笔架茶 se développe dans le cadre du programme « un village, un produit » (一村一品, yī cūn yī pǐn), sous la direction d’une entreprise de thé locale. Le district considère le vieillissement comme une valeur : à propos des « huit thés de montagne » dans leur ensemble, il écrit que plus le thé est conservé longtemps, plus sa valeur de dégustation est élevée.

3. Description botanique et matière première

  • Cultivar : Les sources trouvées ne citent aucun cultivar enregistré ; le buisson à la base du thé n’est pas établi par les textes vérifiés. D’après le récit de l’agrégateur, la norme d’entreprise de la coopérative s’applique à la feuille du thé local de montagne du mont Bǐjiàshān (本土茶, běntǔ chá) ou de buissons à feuilles moyennes et petites. Un article scientifique de 2019 compare l’obtention de plants de 笔架茶 par culture de tissus avec le semis ordinaire et le bouturage.
  • Cueillette : D’après un reportage de la télévision du district (2017), on cueille le thé précoce de printemps, avant la fête Qīngmíng (明前, míngqián), quand la feuille est « à moitié ouverte » (半开面, bàn kāimiàn). Les sources n’indiquent pas d’autres périodes de cueillette.
  • Norme de cueillette : Un bourgeon avec deux feuilles, selon le reportage de la télévision du district (2017) et le journal (2022), d’après le directeur d’une des entreprises. Un producteur du district admet un bourgeon avec une ou deux feuilles : une feuille trop tendre, dit-il, « ne donne pas le goût du 笔架茶 », une feuille trop grossière gâte le goût. La norme collective de 2020 contient des règles de cueillette, mais son texte n’a pas été lu.
  • Exigences pour la matière première : Aucune exigence de style dans les sources lues. On connaît la pratique d’une entreprise : selon son directeur (2022), la feuille est transformée immédiatement, sans rester la nuit, « du jardin à la tasse en moins de 24 heures », et de cinq jīn (斤, jīn) de feuille fraîche on obtient en général un jīn de thé de printemps. C’est la pratique d’une entreprise pendant une saison, non une exigence pour la matière première du Bǐ Jià Chá.

4. Terroir et particularités de culture

  • Région : Le mont Bǐjiàshān dans le bourg de Tàihé du district de Qīngxīn. Le district le compte parmi les trois réserves naturelles urbaines (市级自然保护区) de Qīngxīn, et le département provincial de la culture et du tourisme cite la zone touristique du mont Bǐjiàshān parmi les ressources du bourg.
  • Végétation : Le district (2018) écrit que la montagne est riche en végétation et en eau, et que les pentes sont entièrement couvertes de pins et de bambous (漫山松竹, mànshān sōngzhú). Il explique ainsi que 笔架茶 possède, plus que Púkēng Chá, une nuance « de pin et de bambou » dans l’arôme.
  • Altitude de culture : Les sources ne donnent pas l’altitude des jardins de thé. Le sommet principal de la montagne, Huājiān (花尖峰), est à environ 740 m au-dessus du niveau de la mer, selon un reportage de l’organe du district (2025).
  • Climat : Pas de données dans les sources trouvées.
  • Sols : Pas de données dans les sources trouvées.

5. Technique de production

Aucune norme régionale sur la transformation n’a été trouvée : la norme collective de 2020 ne règle que la culture et la cueillette. Le procédé traditionnel est connu par de courtes descriptions du district, d’un producteur et de la télévision du district. À part quelques chiffres d’un maître de thé et d’un producteur, les sources n’indiquent pas de paramètres, et l’ordre de certaines opérations diverge selon les descriptions. L’étude de 2017, qui contient une partie sur la transformation, n’a été lue que dans son résumé.

Procédé traditionnel :

  1. Cueillette et ressuyage. D’après le maître de thé du reportage de la télévision du district (2017), la feuille cueillie est d’abord séchée de son humidité (待水分晾干). L’étape 做青, traitement mécanique par lequel, selon GB/T 30766-2014, les bords de la feuille sont endommagés et partiellement oxydés, n’apparaît dans aucune description.
  2. Fixation au wok en fer (铁镬炒青, tiěhuò chǎoqīng). La feuille est torréfiée dans un wok en fer pour arrêter l’action de ses enzymes. Le même maître de thé maintient le wok « à plus de trois cents degrés » (300多度) ; le reportage ne précise pas l’unité. Un producteur écrit qu’après la fixation, la feuille est refroidie, puis seulement roulée.
  3. Roulage manuel (手工揉捻, shǒugōng róuniǎn). Selon le maître de thé, la feuille est roulée dans un seul sens pendant environ 15 minutes, jusqu’à s’enrouler en brins torsadés (条索, tiáosuǒ).
  4. Fumage à la fumée de pin (松柴明火烟熏, sōngchái mínghuǒ yānxūn). La feuille est tenue au-dessus d’un feu ouvert de bois de pin pour absorber la fumée. Sur le moment précis, les sources divergent : le texte du district sur le savoir-faire (2018) place le fumage après la fixation et le premier roulage, la télévision du district pendant la torréfaction au wok, lors du brassage rapide de la feuille. Un producteur écrit que pendant le fumage au-dessus du feu de pin, la feuille est retournée toutes les 10 minutes.
  5. Séchage au charbon dans un panier en bambou (竹箩炭火焙干, zhúluó tànhuǒ bèigān). Selon le maître de thé, environ une heure, avec brassage toutes les 10 minutes, jusqu’à ce que la feuille devienne d’un noir bleuté (乌黑, wūhēi). Un producteur décrit la couleur du premier thé fini comme « gris-noir avec des reflets verts » (灰黑色带青).
  6. Conservation (藏茶, cángchá). Le district montre la conservation parmi les étapes du savoir-faire, et dans le reportage de 2025 le porteur du savoir-faire parle de vieillissement (陈化). Un producteur écrit que le thé primaire (毛茶, máochá) n’est pas bu immédiatement et se garde en sacs pendant deux à trois ans ; le maître de thé conseille environ trois ans ; 360百科 indique un à deux ans. Les sources ne donnent pas de durée unique.

Norme d’entreprise. D’après le récit de l’agrégateur, la norme Q/BJS 0002 S-2021 de la coopérative du mont Bǐjiàshān décrit la fabrication du « thé vert (笔架茶) » par flétrissage (萎凋), fixation, roulage, défragmentation des mottes (解块, jiěkuài), première torréfaction (初次炒干, chūcì chǎogān), séchage (烘干, hōnggān) et, si nécessaire, affinage (精制, jīngzhì). Le récit ne donne pas de paramètres, et le fumage et le vieillissement ne figurent pas dans la liste des étapes. C’est la norme d’une coopérative, non la définition du style.

Pourquoi le vieillissement ne fait pas du thé un thé sombre. GB/T 30766-2014 définit le thé sombre par l’entassement humide (渥堆), le maintien de la feuille en tas à température et humidité déterminées, au cours duquel sa composition évolue lentement. Dans les descriptions de la conservation du Bǐ Jià Chá, il n’y a ni tas ni humidification : le thé sec fini est gardé en sacs. C’est pourquoi le Bǐ Jià Chá vieilli reste un thé vert par sa technique, même si le plan municipal de 2013 le nomme « thé à fermentation tardive ».

6. Caractéristiques organoleptiques

Aucune dégustation normalisée ne figure dans les sources trouvées. Voici la formule traditionnelle de qualité, qui passe de texte en texte (texte du district sur le savoir-faire de 2018, reportage de l’organe du district de 2025), et les descriptions promotionnelles. Ce sont des descriptions, non des résultats de mesure ; l’auteur de chaque appréciation est indiqué dans chaque point.

  • Aspect de la feuille sèche : Selon la formule du district, brins torsadés serrés (条索紧结, tiáosuǒ jǐnjié), couleur sombre, grasse, à reflets verts (乌润带青, wūrùn dài qīng). Un producteur décrit la couleur du thé primaire comme gris-noir à reflets verts, le maître de thé comme noir bleuté.
  • Arôme de la feuille sèche : Pas de description distincte. Selon le maître de thé, le thé frais a une odeur de fumée qui disparaît presque en quelques mois.
  • Arôme de l’infusion : Selon la formule du district, pur, long et persistant (香气清长持久, xiāngqì qīngcháng chíjiǔ). Le district écrit que 笔架茶 possède, plus que Púkēng Chá, une nuance « de pin et de bambou » dans l’arôme. Le reportage de 2025 sur la leçon du porteur du savoir-faire appelle la « saveur de fumée » (烟火味) un trait caractéristique du savoir-faire.
  • Goût : Selon la formule du district, rafraîchissant et lisse, avec douceur (滋味爽口而滑,带甜甘味) ; même après dix infusions, la douceur persiste (冲泡上十次,甘味犹存). Le directeur d’une des entreprises (2023) qualifie le goût de rafraîchissant et lisse, et le reportage du site du district sur l’exposition de 2025 le dit dense, avec retour sucré (醇厚回甘, chúnhòu huígān).
  • Couleur de l’infusion : Selon la formule du district, brun-rouge, transparente et lumineuse (棕红透亮, zōnghóng tòuliàng) ; le directeur de l’entreprise dit « brun-rouge, non trouble ». Cette couleur est atypique pour la plupart des thés verts ; les sources n’expliquent pas si elle est liée au fumage et au vieillissement.
  • Feuille infusée : Selon la formule du district, homogène (叶底匀整, yèdǐ yúnzhěng). Pas d’autre description.

7. Composition chimique

Aucune donnée physico-chimique sur le Bǐ Jià Chá, polyphénols, acides aminés, caféine, ne figure dans les sources lues. On connaît trois travaux scientifiques, lus seulement dans leurs résumés :

  • Pigments (2010). Un article de la revue « 食品研究与开发 » extrait des pigments du « 清远笔架茶 » par chauffage et solvants organiques, les identifie et étudie leur stabilité. Les chiffres de ce travail ne sont pas repris ici : le texte intégral n’a pas été lu.
  • Étude (2017). « 清远笔架茶发展综述 » dans la revue « 广东茶业 » couvre l’histoire, les modes de culture, la transformation, les particularités de qualité, l’état de la filière et les recherches.
  • Multiplication (2019). Un article de la revue du collège polytechnique de Qīngyuǎn (清远职业技术学院学报) compare l’obtention de plants par culture de tissus avec le semis ordinaire et le bouturage.

Comme pour la plupart des thés verts, on cite d’ordinaire parmi les principales substances solubles les catéchines, les acides aminés, dont la L-théanine, et la caféine. La manière dont le fumage et le vieillissement pluriannuel les modifient chez le Bǐ Jià Chá n’a pas été mesurée dans les sources trouvées.

8. Propriétés bénéfiques

Il n’existe pas de données vérifiées sur l’effet de ce thé précis : les travaux scientifiques trouvés concernent les pigments, la multiplication du buisson et le développement de la filière, non l’effet du thé sur l’organisme. Les textes locaux ajoutent par tradition à la formule de qualité des représentations populaires sur l’effet médicinal du thé ; ce sont des formules de description, non des propriétés établies, et l’encyclopédie ne les reprend pas. Les représentations générales sur les bienfaits du thé vert n’ont pas été vérifiées pour le Bǐ Jià Chá fumé et vieilli et ne sont pas reproduites ici.

9. Infusion

Aucune donnée sur l’infusion du Bǐ Jià Chá précisément ne figure dans les sources trouvées ; on sait seulement que, selon la formule traditionnelle du district, la douceur persiste même après dix infusions. Voici la pratique usuelle pour la plupart des thés verts chinois. Elle n’a pas été vérifiée pour ce thé fumé et vieilli, et les modes d’infusion locaux sont inconnus.

  • Température de l’eau : 80–85 °C, comme pour la plupart des thés verts.
  • Quantité de thé : Environ 3 g pour 150 ml.
  • Ustensile : Gàiwǎn (盖碗, gàiwǎn) ou verre en verre.
  • Processus :
    1. Chauffer l’ustensile à l’eau chaude.
    2. Verser le thé.
    3. Le rinçage n’est d’ordinaire pas nécessaire pour les thés verts frais ; les sources ne disent pas s’il l’est pour le Bǐ Jià Chá vieilli.
    4. Première infusion 30–60 secondes.
    5. Verser entièrement l’infusion et répartir dans les tasses.
    6. Répéter les infusions en allongeant peu à peu le temps ; aucune donnée vérifiée ne dit combien d’infusions le thé supportera, la formule du district promet seulement la douceur même après la dixième infusion.

10. Conservation

Le vieillissement fait partie de la tradition (voir section 5) : le thé primaire, selon un producteur, se garde en sacs deux à trois ans, selon d’autres sources d’un à trois ans. Les conditions de vieillissement, température, humidité, contenant, hormis les sacs, ne sont pas décrites par les sources. Le conseil ordinaire pour les thés verts frais, emballage hermétique et réfrigérateur à 0–5 °C, vise à préserver la fraîcheur et ne se transpose pas directement à un thé que l’on vieillit intentionnellement. Les sources ne disent pas comment conserver un thé déjà vieilli ; comme tout thé, il convient de le protéger de l’humidité, de la lumière et des odeurs étrangères.

11. Prix et contrefaçons

Aucun prix ne figure dans les sources trouvées. Les sources ne décrivent pas de moyen de reconnaître une contrefaçon ; voici ce que l’on peut confronter aux faits connus.

  • Comment éviter les contrefaçons :
    • Vérifier l’origine : mont Bǐjiàshān, bourg de Tàihé du district de Qīngxīn, préfecture de Qīngyuǎn, province du Guǎngdōng. Des monts homonymes 笔架山 existent dans d’autres provinces, par exemple dans le district de Luóyuán au Fújiàn, et n’ont aucun lien avec le Bǐ Jià Chá.
    • Ne pas confondre avec les thés d’Yīngdé : c’est une autre ville-district de la même préfecture, et le Bǐ Jià Chá n’y est pas rattaché.
    • Ne pas considérer la marque régionale comme une garantie : la position 283 du répertoire provincial n’est ni une norme ni une indication géographique, et le statut d’indication n’est pas établi pour 笔架茶.
    • Préciser le procédé : le thé traditionnel est fumé à la fumée de pin et vieilli, alors que dans la liste des étapes de la norme d’entreprise, telle que la raconte l’agrégateur, il n’y a ni fumage ni vieillissement. Le nom est le même, les procédés diffèrent.
    • Se méfier du vieillissement annoncé : les sources ne citent aucun moyen accessible à l’acheteur pour en vérifier la durée.

12. Faits intéressants

  • Le savoir-faire d’un thé vert par la technique est inscrit sur la liste provinciale du patrimoine sous la rubrique générale « technique de fabrication du wulong » ; les sources n’expliquent pas pourquoi.
  • La note de pin et de bambou de l’arôme s’explique, selon le district, par le fait que les pentes du mont Bǐjiàshān sont entièrement couvertes de pins et de bambous.
  • Le thé frais a, selon le maître de thé, une odeur de fumée qui disparaît presque en quelques mois, et le thé primaire, selon un producteur, n’est pas bu du tout immédiatement.
  • Dans les sources trouvées, la graphie latine Bijia, sans tons, n’apparaît que dans les titres anglais d’articles scientifiques sur le thé ; la lecture tonale du nom est celle du dictionnaire.
  • Le « mont-porte-pinceaux », 笔架山, n’est pas un toponyme unique : des monts homonymes existent dans d’autres provinces de Chine.

13. Comparaison avec des thés proches

  • Púkēng Chá (蒲坑茶) : « Thé de montagne » voisin du même district, d’un autre bourg, Shítán (石潭) ; dans les listes du patrimoine et au répertoire des marques, les deux thés ont des positions distinctes. Dans l’encyclopédie, Púkēng Chá est décrit comme un thé sombre : un article scientifique de 2026 lui attribue la fixation à la vapeur et l’entassement humide, alors que l’entassement n’apparaît dans aucune description du Bǐ Jià Chá. Mais les descriptions de Púkēng Chá divergent, certaines mentionnent la fixation au wok et le séchage au-dessus du bois de pin, comme pour le Bǐ Jià Chá, si bien que les sources ne montrent pas clairement à quel point les techniques diffèrent en pratique. Traits communs : fumée de pin et vieillissement ; le district écrit que le Bǐ Jià Chá a davantage d’arôme « de pin et de bambou ».
  • Zhèng Shān Xiǎo Zhǒng (正山小种) : Thé rouge séché au-dessus de la fumée de pin. 360百科 écrit que le procédé du 笔架茶 « ressemble un peu » à la fabrication du xiǎozhǒng, mais le thé rouge est oxydé, alors que la première étape thermique du Bǐ Jià Chá est la fixation.
  • Wūlóng (乌龙) : Le savoir-faire est inscrit sur la liste provinciale du patrimoine sous la rubrique générale « technique de fabrication du wulong », mais l’étape 做青, par laquelle la norme définit le wulong, est absente des descriptions du Bǐ Jià Chá.
  • Hēi Chá (黑茶) : Le plan municipal de 2013 appelle 笔架山茶 « thé à fermentation tardive », mais l’entassement humide, par lequel la norme définit le thé sombre, n’est pas décrit pour le Bǐ Jià Chá.
  • Kèjiā Chǎo Lǜ (客家炒绿) et Xìnyí Hé Luó Lǜ Chá (信宜合箩绿茶) : Autres thés verts guǎngdōngais qui, selon les articles de l’encyclopédie à leur sujet, sont également vieillis. C’est une similitude de pratique, non une parenté.
  • Yīng Dé Hóng Chá (英德红茶) et Yīngdé Lǜ Chá (英德绿茶) : Thé rouge et thé vert de la ville-district d’Yīngdé, dans la même préfecture de Qīngyuǎn.

En conclusion :

Bǐ Jià Chá est un thé local du mont Bǐjiàshān dans le district de Qīngxīn, dont le savoir-faire figure depuis 2018 sur la liste provinciale du patrimoine du Guǎngdōng et dont le nom a été inscrit en 2017 au répertoire provincial des marques régionales. Par sa technique, c’est un thé vert : dans le procédé traditionnel, la feuille est fixée au wok en fer, roulée à la main, fumée à la fumée de pin, séchée au charbon dans un panier en bambou et vieillie pendant des années. Les étiquettes « wulong » et « thé à fermentation tardive » figurent dans les documents, mais ne sont étayées par aucune description de la technique.

Pour qui ne connaît le thé vert que par les cueillettes fraîches de printemps, Bǐ Jià Chá est une combinaison peu ordinaire : fumée de pin, conservation pluriannuelle et douceur que la formule locale promet même après la dixième infusion. Beaucoup reste ouvert : le texte intégral de l’étude de 2017, les « sept étapes » du savoir-faire, les textes des normes, le buisson dont est fait le thé, et le goût selon une dégustation normalisée plutôt que selon la formule traditionnelle.

Sources

Normes

Documents et publications

  1. 广东省人民政府关于批准并公布广东省第七批省级非物质文化遗产代表性项目名录的通知(粤府函〔2018〕116号) — 广东省人民政府 (gd.gov.cn, 政府信息公开)
  2. 关于清远市清新区2018年国民经济和社会发展计划执行情况与2019年计划草案的报告 — 清新区人民政府门户网站; 文章来源:清新区发展和改革局
  3. 2021年清新区国民经济和社会发展统计公报 — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  4. 清新区文化广电旅游体育局2021年工作总结及2022年工作计划 — 清新区文化广电旅游体育局
  5. 清远市清新区太和镇获评广东省文化和旅游特色镇 — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  6. 清新“归雁”与秋天的约会!——“齐访科创企业,共览灵秀清新” — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  7. 清新区供销合作社亮相省茶文化交流季 — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  8. 清新区组织区内茶企参加2025年春季中国(广州)国际茶业博览会 — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  9. 清新山茶”亮相2025年秋季中国(广州)国际茶业博览会 | 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网) — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  10. 清新区市场监管局召开太和镇特色产品品牌建设推进会 — 清新区人民政府门户网站 (文章来源:本网)
  11. 资源物产 — 清新区人民政府门户网站 (来源:本网)
  12. 关于公布广东省第二届名特优新农产品名单的决定 — 附件1:广东省第二届名特优新农产品目录—— 区域公用品牌(316个) — 广东省农业农村厅网站; 广东省名特优新农产品评选委员会 (2017年11月15日); 来源:市场信息处
  13. 广东省农业农村厅关于广东省十四届人大一次会议第1850号代表建议答复的函 — 广东省农业农村厅
  14. “镇镇有声”清远太和站:探古龙飞瀑,宿依山静居,尝“太和三宝”——解锁清远太和镇的N种玩法! — 广东省文化和旅游厅 (来源:本网)
  15. 龙腾福地上下廓街 — 清城区人民政府 (来源:平台管理)
  16. 清远市清新区太和镇:不负“绿水青山” 自有“金山银山” — 广东省文化和旅游厅 (来源:本网)
  17. 从田间到云端,这群大学生让乡村“活”起来了 — 清新区人民政府门户网站; 文章来源:清新区太和镇
  18. 清远市人民政府办公室关于印发清远市加快茶叶产业发展实施方案的通知 — 清远市人民政府办公室
  19. 清远市人民政府关于批准并公布清远市第六批市级非物质文化遗产代表性项目的通知 — 清远市人民政府 (市政府办公室)
  20. 清远市食品生产许可信息公告(2021年12月) — 清远市市场监督管理局
  21. 清远市农业局办公室转发广东省农业厅办公室关于开展百年名茶材料征集工作的通知 — 清远市农业局
  22. 笔架山度假村 — 清远市政府网
  23. 关于2023年度省级非物质文化遗产代表性项目保护单位评估工作初评结果的公示 — 清远市文化广电旅游体育局
  24. 2022南国书香节之“清远非遗展”活动圆满结束 — 清远市人民政府门户网站 (本网)
  25. 2013年工作总结及2014年工作设想 — 清新区文化广电新闻出版局
  26. 清远市清新区广电新闻出版局2017工作落实计划 — 清新区文化广电新闻出版局
  27. 清远市清新区农业农村局关于印发《2019年清远市清新区茶叶种植奖补实施方案》的通知 — 清新区农业农村局
  28. 清城区飞来峡镇2014年上半年工作总结和下半年工作计划 — 清城区人民政府; 来源:清城区飞来峡镇
  29. 全国标准信息公共服务平台 — 国家市场监督管理总局国家标准技术审评中心
  30. 沙河鸟笼和笔架茶入选升级非遗项目,为清新手工艺点赞! — 清新发布
  31. 清远八大山茶在清新!趁着清明赶紧沏上一壶慢慢品吧~ — 清新发布
  32. 谷雨|喝一碗笔架茶,与春天告别 — 敬业茗茶 (清远市敬业茗茶有限公司, WeChat)
  33. 沉浸式品省级非遗笔架茶,Get“满FUN夜校” — 清远文明网 (广东省清远市精神文明建设委员会办公室)
  34. 清远笔架茶发展综述 — 《广东茶业》 (CNKI)
  35. 清远笔架茶植物组织培养育种与常规育种方式的比较 — 《清远职业技术学院学报》 2019(02)
  36. 清远笔架茶植物组织培养育种与常规育种方式的比较 — 《清远职业技术学院学报》 2019(02)
  37. 笔架茶色素的提取、鉴定及稳定性研究 — 《食品研究与开发》 2010(10)
  38. 笔架茶色素的提取、鉴定及稳定性研究 — 《食品研究与开发》 2010(10)
  39. GB/T 30766—2014 茶叶分类 — 国家质量监督检验检疫总局, 国家标准化管理委员会
  40. 风味揭阳 | 玉湖,这座宝藏藏不住了 — 广东省情网 (dfz.gd.gov.cn)
  41. 广东财贸职业学院首届校园饮茶日活动圆满落幕 — 广东省教育厅网站; 资料来源:广东财贸职业学院
  42. 好茶出“清新”,振兴路上茶飘香 (南方Plus, 2022-04-22) — 南方报业传媒集团 南方+
  43. 春茶开采正当时 首批明前茶上市 — 南方农村报
  44. 生活里的非遗——广东美食里的非遗技艺 — 广东省方志馆 (dfz.gd.gov.cn)
  45. 十年笔架茶,制茶工艺还拟申请为市级非遗项目 — 清新TV
  46. 原来清新有3项省级非遗项目,第一项你就肯定见过! — 清新TV
  47. Q/BJS 0002 S-2021 绿茶(笔架茶) — 食品伙伴网 (foodmate.net)
  48. T/QYZL 9-2020 清新笔架茶生产技术规程 — 文档网 (wendang.net)
  49. T/QYZL 9-2020 清新笔架茶生产技术规程 — 规范网 (guifan.net)
  50. 笔架茶 — 360百科 — 360百科 (baike.so.com)
  51. 清远笔架茶无性系良种繁育技术 (廖侦成, 穆小婷, 张新才, 莫邦益)
  52. 团体标准《清新笔架茶生产技术规程》编制说明 (book118)
  53. 这里的茶被英国王室列为御用茶,还被苏东坡盛赞…… — 广东农业农村

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